2016

Matisse Makwanda


Nietzsche a dit que Dieu est mort et on l’a cru parce que c’est un concept séduisant : il est profondément vrai et extrêmement faux. On a fait la généalogie de notre morale et on a compris que tout est conséquence de volontés. Que la contradiction est féconde comme la chair. Le verbe comme le silence. Dans la tragédie de nos corps Nietzsche dionysiaque a monté sa maison en épingle, sur l’estomac, dans l’intestin grêle Nietzsche chthonien, repus d’ivresses, s’est mis à roter fort et on a entendu nos borborygmes. On les a écoutés; ils nous ont parlé d’imago, de ‘pataphysique, d’instinct, d’eroe di virtù. Tout a éclaté, comme dans un film où l’anti-héros est béatifié, comme dans une conférence du philosophe Moreau où une personne irait candide avec sa jovialité béante disant « j’ai soif ».

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(REVUE PLASTIR NO45)